Réflexologie et changement de saison : préparer son corps à l'automne

Il y a ce moment, chaque année, où on sent que quelque chose a changé. Pas forcément le froid, parfois juste la lumière, l'angle du soleil à 18h, une envie soudaine de soupe alors qu'on mangeait encore des salades la semaine d'avant.
Le corps le ressent avant même qu'on le conscientise. Et souvent, il le dit à sa façon : une fatigue un peu plus lourde que d'habitude, un rhume qui s'installe, une forme de cafard de fond qu'on n'arrive pas vraiment à nommer.
Ce n'est pas dans la tête. C'est la saison.
On résiste. Toujours.
Je crois qu'on a tous ce réflexe de vouloir tenir le même rythme toute l'année. Septembre arrive, la rentrée repart à fond, les agendas se remplissent, et on continue comme si l'été était encore là, avec ces belles journées. Le corps, lui, le sait.
J'entends souvent des gens dire "je ne sais pas ce que j'ai, je suis fatigué(e) mais j'ai rien de particulier." Et neuf fois sur dix, c'est ça. C'est simplement le corps qui demande qu'on change de vitesse, et qui n'est pas entendu.

L'automne n'est pas une saison qui va pas, c'est une saison qui demande autre chose
Les arbres ne luttent pas contre l'automne. Ils ne s'accrochent pas à leurs feuilles en se disant qu'ils devraient continuer comme en été. Ils lâchent. Et dans ce lâcher, il y a quelque chose de très sage.
L'automne, c'est une invitation à se retourner un peu vers soi. A ralentir le temps d'une saison. À écouter ce que le corps a à dire après des mois où on a peut-être beaucoup donné, beaucoup bougé, beaucoup vécu.
C'est la saison des bilans doux. Pas des grandes remises en question, juste de se demander : là, maintenant, de quoi j'ai vraiment besoin ?
Ce que j'observe, depuis cette fin août après un été caniculaire :
L’accumulation des vagues de chaleur a provoqué une usure biologique accélérée et un épuisement des organismes, surtout chez les plus vulnérables. Pour maintenir la température de 37 degrés, l’organisme a dû fournir un effort cardiovasculaire et métabolique immense et continu .Des organes essentiels comme le cerveau, le foie, le système digestif ont été moins irrigués pendant des semaines.
Conséquences :
Une fatigue chronique s’est installée, les corps n’ont pas pu récupérer, les nuits ont privé la population de la phase de sommeil profond essentielle pour la régénération cellulaire
Une immunité fragilisée, les barrières énergétiques et les tissus épuisés par la déshydration sont autant de portes ouvertes pour les premiers virus automnaux
Les tissus cutanés sont fermes, et tendus, les zones réflexes plantaires nécessitent un premier massage doux avant de recevoir les pressions qui vont relancer la circulation et ré-irriguer les organes fatigués

Ralentir, ce n’est pas renoncer !
Je pense à toutes les femmes que j'accompagne, les mamans surtout, qui ont du mal à se donner la permission de souffler. Elles s'occupent de tout le monde, elles gèrent, elles anticipent. Et quand on leur propose de prendre une heure pour elles, il y a souvent un petit moment de culpabilité avant d'accepter.
Pourtant c'est exactement ce dont elles ont besoin. Et ce dont on a tous besoin, à des degrés différents.
Et puis il y a ceux qui arrivent juste parce qu'ils ont senti que c'était le bon moment. Pas parce qu'ils ont mal quelque part, juste parce qu'ils ont appris à reconnaître ce signal intérieur qui dit "j'aurais besoin qu'on s'occupe un peu de moi."
Ces gens-là, j'ai beaucoup de tendresse pour eux. Parce que s’autoriser à prendre soin de soi avant d'être épuisé, ce n’est pas si simple. On a souvent été éduqués à l'idée qu'on vient chercher de l'aide quand on ne peut plus avancer.

Les petites choses qui changent tout
Il ne s'agit pas de tout révolutionner. L'automne demande juste quelques ajustements simples, des attentions qu'on s'accorde à soi-même.
Couvrir sa nuque plus tôt qu'on ne le ferait d'habitude. Pas parce qu'il fait forcément froid, mais parce que le corps est plus vulnérable dans cette transition et qu'un courant d'air mal placé peut suffire à faire pencher la balance.
Manger plus chaud. Pas forcément plus lourd, juste chaud. Une soupe le soir plutôt qu'une salade. Une tisane le matin. Le corps a besoin de chaleur pour fonctionner quand la température descend, et lui offrir ça, c'est vraiment lui rendre service.
Aller au lit quand on est fatigué. Ça paraît évident dit comme ça. Mais combien de fois est-ce qu'on reste devant l'écran une heure de plus alors que le corps avait déjà demandé à aller dormir ? L'automne raccourcit les jours, si on s'y laisse aller un peu, c'est une chance de récupérer du sommeil qu'on a peut-être perdu pendant l'été.
Et puis, et c'est peut-être le plus important, s'autoriser des moments où on ne fait rien d'utile. Juste s'asseoir. Regarder la pluie. Sentir le café chaud dans les mains. Ces moments-là ne sont pas du temps perdu. Ils sont du temps rendu au corps.

La réflexologie plantaire pour passer à l'automne en douceur
La réflexologie plantaire est un excellent outil de transition pour aider le corps à basculer de la phase de « surchauffe » estivale à la phase de « protection » automnale.
En plus, comme toujours dans mon cabinet, vous aurez droit à 3 minutes de respiration avec le Bol d’Air Jacquier (si vous n’avez pas de contre-indications), une méthode naturelle pour optimiser l’oxygénation cellulaire.

Rédigé par :
Muriel Renevier
Réflexologue certifiée depuis 2014, je pratique à Saint-Pierre-de-Chandieu une réflexologie plantaire, palmaire et faciale (Dien Chan) selon les principes de l'Énergétique Chinoise. Forte de 30 ans d'expérience en tant qu'Infirmière Puéricultrice, j'accompagne tous les âges (bébés, enfants, adultes, femmes enceintes, seniors) avec une approche bienveillante, respectueuse et toujours personnalisée. Pour les personnes qui ont des difficultés à se déplacer, je propose alors des séances à domicile dans tout le secteur de Saint-Pierre-de-Chandieu, Heyrieux, Toussieu, Mions, Chaponnay, Saint-Priest et les communes environnantes.
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